Emma­nuel Macron : des lycéens sèchent les cours pour le voir, il...

Emma­nuel Macron : des lycéens sèchent les cours pour le voir, il leur signe un mot d’ex­cuse

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Six lycéens ont raté les cours pour aller voir Emma­nuel Macron en visite à Lorient et le président de la Répu­blique leur a signé un mot pour qu’ils ne soient pas sanc­tion­nés. Emma­nuel Macron ne guérit pas les écrouelles (en tout cas, on n’a pas testé), mais six adoles­cents bretons peuvent se targuer d’avoir béné­fi­cié de son secours dans une situa­tion qui ne leur était pas favo­rable. Juliette, Solène, Elouan, Yoan, Yaz et Hazal, 16 ans, se sont rendus hier, jeudi 1er juin, au port de pêche de Lorient dans le Morbi­han où le président de la Répu­blique effec­tuait une visite. Mais ils auraient dû être en route vers le lycée à ce moment-là pour assis­ter à un cours de sport prévu à 13h30. « On se disait qu’on allait se faire engueu­ler », a narré Elouan Le Gléour à Ouest-France.

Une personne ayant eu vent de leur détresse leur a suggéré de « faire signer un mot à Macron ». N’écou­tant que l’au­dace et la fougue de leur jeunesse, le petit groupe a approuvé l’idée et Yoan a inscrit les mots suivants sur un bout de papier : « Je, sous­si­gné Emma­nuel Macron, président de la Répu­blique et chef de l’ar­mée, nous auto­rise à arri­ver en retard pour me rencon­trer. » Quand le chef de l’État est passé près d’eux, ils l’ont inter­pellé pour obte­nir sa signa­ture. Appa­rem­ment amusé par leur cas, le président a apposé son auto­graphe.

Histoire que leur rocam­bo­lesque récit soit pris au sérieux par les auto­ri­tés éduca­tives, une repré­sen­tante du comité local du mouve­ment La Répu­blique en marche ! a ajouté son nom et son numéro de télé­phone sur la feuille : « Si les surveillants ne vous croient pas, qu’ils m’ap­pellent pour confir­mer », leur a-t-elle intimé. De retour à l’école avec une heure de retard, les six héros de la jour­née, forts de la grâce prési­den­tielle tout juste obte­nue, ont présenté leur mot d’ex­cuse, tel un sceau protec­teur, aux surveillants de l’éta­blis­se­ment scolaire. Et il a suffi que le nom d’Em­ma­nuel Macron appa­raisse pour que le savon bien mérité se trans­forme en poilade géné­ra­li­sée : « Le CPE, tous les gens de l’ac­cueil sont venus voir et ils ont rigolé, a confié Elouan Le Gléour. Le CPE a même fait une photo­co­pie du mot et l’a affi­ché dans son bureau. Il nous a rédigé un billet de retard, avec pour motif : “Rencontre avec Emma­nuel Macron”. On l’a montré au prof de sport, qui s’est marré aussi et nous a accep­tés en cours. »

Les parents de ces dange­reux délinquants juvé­niles n’ont pas non plus osé contre­car­rer d’une répri­mande la déro­ga­tion prési­den­tielle : « [Mes parents] n’étaient pas fâchés, a assuré Elouan Le Gléour. Eux aussi ont rigo­lé… Ils étaient même un peu fiers, je crois. » Pour sécher les cours ou le boulot à votre tour, il ne vous reste plus qu’à attendre qu’Em­ma­nuel Macron passe près de chez vous.

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