Gambie: la délégation des chefs d’Etat de la Cédéao attendue à Banjul

Gambie: la délégation des chefs d’Etat de la Cédéao attendue à Banjul

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Une délégation de chefs d’Etat de la Cédéao doit arriver ce mardi en Gambie. L’objectif affiché de ces représentants est très clair, mais sa mise en œuvre risque de l’être beaucoup moins.

Les quatre chefs d’Etat sont toujours attendus à Banjul. Ils devraient arriver très prochainement et les diplomates sont déjà à l’aéroport pour les attendre. Cette délégation, si elle a annoncé vouloir jouer en priorité la carte de la diplomatie, a pourtant été très ferme.

Il y a un objectif affiché : faire comprendre à Yahya Jammeh qu’il doit lâcher le pouvoir, qu’il n’y a pas d’autre issue possible, que sa volonté de déposer un recours devant la Cour suprême arrive trop tard et que sa première déclaration, la reconnaissance de sa défaite, a signé la fin de son règne sur la Gambie. « Un homme d’Etat qui a donné sa parole ne devrait pas remettre en cause les résultats », a déclaré sur RFI le président de la Commission de la Cédéao, Marcel de Souza.

Mais la première étape de cette visite sera déjà de rencontrer Yahya Jammeh. Il y a dix jours, après l’annonce des résultats et la victoire d’Adama Barrow, l’ex-président avait refusé un entretien avec Mohamed Ibn Chambas, le représentant des Nations unies dans la sous-région. Autre élément qui pourrait être utile, ou au contraire énerver Yahya Jammeh : la présidente en exercice de la Cédéao et présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a demandé à son homologue du Ghana de venir à Banjul.

Une situation intéressante, car vendredi, au moment où Yahya Jammeh faisait volte-face, John Dramani Mahama reconnaissait au contraire sa défaite et acceptait la transition politique. L’imprévisible Jammeh est-il capable d’entendre un tel argument ? Une chose est certaine : l’ex-président n’a plus aucun soutien à l’extérieur. La Cédéao a déjà menacé d’utiliser la force s’il refusait de lâcher le pouvoir. En Gambie, après les professeurs d’université, les avocats viennent d’annoncer que sa volte-face était une trahison et la population qui redécouvre la démocratie, ne compte pas non plus se la faire voler par Yaya Jammeh.

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