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Visites à la Haye, libération des ex-dirigeants, réconciliation, ….: Le nouveau directeur de cabinet de Blé Goudé parle

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Communicant et sociologue de formation, Diaby Youssouf est, depuis le 24 novembre 2017, directeur de cabinet et porte-parole de Charles Blé Goudé, l’ex-leader des jeunes patriotes détenu par la Cour pénale internationale. De son lieu d’exil en France, M. Diaby a accepté d’évoquer avec nous sa récente nomination, mais aussi l’actualité de son leader.

Quels sentiments vous ont animé à l’annonce de votre double nomination par Charles Blé Goudé comme son directeur de cabinet et son porte-parole ?

Je vous fais savoir que j’ai toujours été dans la communication de l’homme politique qu’est le ministre Charles Blé Goudé. Cela fait plusieurs années que je suis son porte-parole. Le nouveau, c’est le poste de directeur de cabinet que j’ai repris. J’étais chef de cabinet et porte-parole, auparavant. C’est vous dire que c’est une continuité.

Tout en rappelant que M. Blé Goudé se trouve incarcéré aux Pays-Bas, et vous, exilé politique en France, en quoi consiste votre mission auprès de lui ?

Je dirai de ma mission que le directeur de cabinet est la personne idoine entre notre leader et le monde extérieur. Comme vous le savez, Charles Blé Goudé demeure un homme public. Nous gérons auprès de lui son quotidien politique et ses actions sociales avec ses fans, ses camarades, ses amis et toutes autres personnes désirant entrer en contact avec le ministre pour des actions et activités liées à la politique et autres. Et comme vous le savez, il est en détention préventive, donc pour mieux aider sa défense, il faut réduire au maximum ses contacts directs, sa prise de parole et bien de choses, avec le public. Vous constatez donc comment une direction autour de l’homme politique qu’il est devient une nécessite. Et je suis heureux et fier d’être celui sur qui son choix s’est porté pour l’accompagner en cela.

A ce stade du procès de M. Blé Goudé ,où l’accusation a présenté quasiment tous ses témoins, quel est son moral ? Connaissez-vous ses témoins ?

Le moral du ministre Charles Blé Goudé demeure intact depuis le 11 avril 2011. Nous l’appelons finalement le distributeur de moral. C’est formidable et inexplicable, mais c’est lui qui nous donne de l’espoir et du courage. Maintenant, pour ce qui est de ses témoins au procès, souffrez que je ne vous réponde pas. C’est un domaine strictement réservé à la défense.

Dans son lieu de détention, M. Blé Goudé reçoit de plus en plus d’hommes politiques ivoiriens. Il a reçu, plusieurs fois, le député Méambly, et tout récemment, c’est l’ex-leader syndical Doumbia Major. Au delà de vos compte-rendus formels, de quoi parle Charles Blé Goudé avec ses visiteurs ?

Il faut dire que ces visites de personnes qui ne partageaient pas la même ligne idéologique que le ministre Charles Blé Goudé expliquent que ceux qui l’ont amené loin des siens se sont trompés. Loin de le faire disparaître de la scène politique, le ministre, depuis son lieu de détention, à plus de 6000 km des siens, devient la pierre angulaire. Bien plus, ceci s’explique par sa philosophie politique centrée sur le pardon, la tolérance, l’ouverture et le respect des droits de l’homme et des libertés individuelles et collectives. C’est tout cela le socle de ses échanges avec ses visiteurs.

Reçoit-il régulièrement son épouse et ses enfants ?

Cette question est vraiment d’ordre strictement privé. Acceptez qu’on n’y réponde pas.

De sa cellule, Charles Blé Goudé se prononce souvent sur des questions d’actualité. Il semble gérer aisément sa formation politique. Cela n’a-t-il pas une incidence sur sa situation à la Cpi ?

Je voudrais tout de suite vous dire, à vous et à ceux qui penseraient comme vous, que le ministre n’est pas le premier responsable du Cojep (Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples, Ndlr) en ce moment. Et ce depuis 2015.  Cette réponse me paraît suffisante pour votre préoccupation.

Il se trouve que M. Blé Goudé n’a jamais demandé de liberté provisoire depuis qu’il est détenu à la Cpi. Est-ce parce qu’il s’y sent mieux que lorsqu’il était détenu en Côte d’Ivoire ? Si non pourquoi ?

Le ministre est avec son père à la prison. Or nous savions tous que dans les prisons, les tâches sont individuelles pour chaque détenu. Donc si, pour une personne, un codétenu voudrait bien vous exempter de vos tâches carcérales, il doit le faire jusqu’à satisfaction. C’est tout ce que je peux dire. Sinon personne au monde de normal ne vous dira qu’il se satisfait en prison.

Si Charles Blé Goudé recouvrait la liberté au terme de son procès, devrait-on s’attendre à lui dans l’arène politique en Côte d’Ivoire ?

Prions tous pour leur libération en 2018. Lui et son père Laurent Gbagbo. Le reste dépendra de Dieu. Ils auront le souffle de venir participer à la réconciliation entre les filles et fils du pays, sans vengeance, dans la tolérance et l’ouverture.

En ce début d’année nouvelle, quels sont vos vœux et ceux de votre patron pour la Côte d’Ivoire et l’ensemble des Ivoiriens ?

Mes vœux ! Ce sont les vœux de mon leader, le ministre Charles Blé Goudé. A savoir une Côte d’Ivoire tolérante, une Côte d’Ivoire d’ouverture vers l’autre, une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle et le reste du monde. Ce qui suppose une Côte d’Ivoire où chaque citoyen est pris en compte sans toutes autres formes de considération religieuse, régionale et tribale.

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