Sortie du cacao pour les zones portuaires : Il y a blocage

Sortie du cacao pour les zones portuaires : Il y a blocage

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Depuis quelques semaines, ce n’est pas la rose dans la communauté des producteurs de café – cacao. Surtout pour ce qui concerne les coopératives de cacao de l’intérieur du pays (Daloa, Soubré, Daloa, San-Pedro…).

Selon des témoignages, plusieurs camions transportant des fèves de cacao séchées ne peuvent pas poursuivre leur route habituelle vers les zones portuaires de San Pedro et d’Abidjan. La raison est que le produit transporté ne peut être évacué dans les conditions souhaitées, pour raison de blocage. « Le problème n’est pas long », a d’emblée introduit Fulgence N’Guessan, planteur et exportateur de café – cacao, que nous avons joint par téléphone, en fin de matinée, le mercredi 28 décembre 2016. Selon ce patron de coopérative, le problème n’est ni lié à la mauvaise qualité des produits ivoiriens ni au prix ivoirien du cacao. « Ce qu’il faut savoir, c’est que le prix mondial du cacao est en baisse. Et, cette baisse de prix a une incidence sur le comportement commercial des exportateurs », a-t-il expliqué. Selon notre interlocuteur, « les exportateurs ne veulent pas prendre le risque d’acheter du cacao à leur détriment ». « Est-ce que l’État sera en mesure de soutenir le prix par rapport à la stabilisation ou bien le prix du cacao va-t-il diminuer ? », telles sont les préoccupations des exportateurs, selon Fulgence N’Guessan.

A l’en croire, le problème devrait pouvoir être résolu dans un court terme, avec l’annonce du prix de la campagne prochaine de janvier 2017. «Le prix OD (octobre-novembre-décembre) va finir dans quelques jours. C’est le trimestre qui finit. L’État va fixer le nouveau prix du cacao de la prochaine campagne, à la fin de l’année 2016 ou dès le 1er janvier 2017. Logiquement, tout le monde sera fixé, et on va avancer », s’est-il convaincu. Fulgence N’Guessan a également révélé qu’aujourd’hui, « les coopératives qui font de l’exportation, n’ont pas de problème dans ce blocage parce que leur cacao est déjà vendu ». « Les coopératives qui ont des problèmes, celles qui subissent le blocage, ce sont celles qui ne font pas l’export. Elles ne sont pas couvertes lorsqu’il y a ce type d’incident », a insisté notre sachant. Qui a poursuivi pour dire que ces coopératives ont des stocks dans leurs magasins, et ne peuvent pas les écouler. Le producteur met tout ce blocage sur le compte de l’inorganisation professionnelle des planteurs, des producteurs et des exportateurs nationaux. «J’invite les producteurs ainsi que tous les acteurs, à s’organiser. Dans un tel blocage, en plus de ne pas avoir accès au marché, on n’a pas une organisation sérieuse qui peut interpeller le gouvernement», a regretté Fulgence N’Guessan.

Pour rappel, le gouvernement ivoirien a approuvé un prix garanti de 1 100 francs Cfa/kilo aux producteurs, pour la campagne 2016-2017, débutée le 1er octobre 2016. La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao depuis plusieurs années. 1,565 million de tonnes, est enregistré pour 2015-2016, une baisse de 12% par rapport à 2014-2015 avec 1,791 million de tonnes. Cela est dû aux perturbations climatiques.

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